L’augmentation du coût du crédit hypothécaire, jumelée à la crise énergétique, amenuise de plus en plus le budget des ménages, déjà mis à mal par une inflation galopante. À l’heure où les organismes prêteurs passent au peigne fin les dossiers des candidats acquéreurs et où louer devient de plus en plus cher, faut-il se précipiter par peur d’une nouvelle poussée de fièvre des taux? Voyons ensemble ce qui ressort.
[newsletter_lock]
Une hausse pas si dramatique
La hausse actuelle des taux ne doit pas refroidir les acquéreurs, il ne sert à rien d’attendre une période plus propice. Louer coûte de plus en plus cher. L’idée de dire que l’on perd de l’argent en louant est donc de plus en plus vraie. L’obtention du crédit hypothécaire est plus difficile qu’il y a deux ans, c’est certain. Le seuil d’entrée est plus difficile, mais une fois que vous avez accès à ce marché, il n’y a pas de raison de ne pas acheter, si vous pouvez vous le permettre.
Les taux sont toujours acceptables, mais ils ne vont pas baisser tout de suite, raison de plus pour acheter. Les taux pourraient même renchérir, d’où l’importance d’acheter maintenant si vous en avez la possibilité. Pour rappel, en 2007, un crédit hypothécaire pouvait se signer avec un taux d’intérêt de 5,25 %. Il faut donc remettre les chiffres actuels en perspective.
De plus d’autres critères pourraient durcir les conditions d’accès au crédit à l’avenir, comme les exigences en matière de rénovations ou encore des critères de sélection selon l’indice PEB du bien choisi.
Ce que l’on a connu, c’est du passé
Le contexte de marché actuel n’offre pas les incitations nécessaires pour patienter. Les taux continuent d’augmenter en restant au-delà de 3% encore un bon moment, pendant au moins 2 à 5 ans, voire 7 ans, si l’on respecte les cycles financiers classiques. Rester locataire aussi longtemps, c’est de l’argent perdu. Il vaut mieux être propriétaire, même si c’est plus cher, plutôt que de continuer à payer un loyer.
Nous ne sommes aujourd’hui confrontés qu’à des taux “classiques”. “Nous avons connu une période où les taux étaient particulièrement bas, où il n’y avait pas d’inflation. On est désormais revenu à des taux relativement normaux. Ce que l’on a connu (des taux < 2%), c’est du passé.
Attendre une chute des prix ?
Il faut acheter maintenant, mais il est inutile de se précipiter sur n’importe quel bien. Avec le jeu de l’offre et de la demande et la hausse des taux, une pression va immanquablement s’exercer sur les prix. De fait, lorsque les taux d’intérêt montent, le pouvoir d’achat des ménages diminue. Dans ce cas, soit les ménages parviennent à assumer une mensualité plus élevée, soit le marché décroche et les prix de l’immobilier s’alignent.
Des questions ?
Prenez contact avec notre bureau, nos experts sont à votre écoute.
[html_block id=”8187″]
[/newsletter_lock]